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Justice

Bénin : la Cour suprême rejette le pourvoi de Louis Philippe Houndégnon

La Cour suprême du Bénin a rejeté, jeudi 24 septembre 2026, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Sessi Louis Philippe Houndégnon. Cette décision confirme l’arrêt rendu le 19 mai 2026 par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui avait retenu la compétence […]

La Cour suprême du Bénin a rejeté, jeudi 24 septembre 2026, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Sessi Louis Philippe Houndégnon. Cette décision confirme l’arrêt rendu le 19 mai 2026 par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui avait retenu la compétence de cette juridiction dans le dossier de l’ancien directeur général de la Police nationale.

La compétence de la CRIET confirmée

Le recours avait été formé par le collège d’avocats de Louis Philippe Houndégnon, conduit notamment par Mes Fidèle Abouta et François Kéké. La défense contestait la décision de la chambre des appels de la CRIET et invoquait notamment des irrégularités de procédure ainsi que des violations présumées des droits de son client.

Le dossier avait connu un premier rebondissement lorsque la chambre de jugement de la CRIET s’était déclarée incompétente. Saisie par la suite, la chambre des appels avait infirmé cette décision le 19 mai 2026 et estimé que la juridiction pouvait connaître de l’affaire. La défense avait alors saisi la Cour suprême par un pourvoi en cassation.

La procédure se poursuit devant la CRIET

Arrêté le 13 novembre 2024, Louis Philippe Houndégnon est poursuivi notamment pour des faits qualifiés d’incitation à la rébellion et de harcèlement par voie électronique. Il est détenu depuis son interpellation.

Le rejet du pourvoi met fin à cette contestation sur la compétence de la juridiction et permet la poursuite de la procédure devant la CRIET. La décision de la Cour suprême porte sur le recours en cassation et ne constitue pas, en elle-même, une déclaration de culpabilité concernant les faits reprochés à l’ancien responsable policier.