Bénin : Patrice Talon ouvre la première session ordinaire du Sénat
Le Sénat béninois a ouvert sa première session ordinaire le mercredi 28 octobre 2026 au Dôme du Sofitel, à Cotonou. À la tête de la cérémonie, Patrice Talon, président de la chambre haute et ancien chef de l’État, a rappelé les missions de cette institution, notamment en matière d’apaisement politique, de protection des libertés fondamentales […]

Le Sénat béninois a ouvert sa première session ordinaire le mercredi 28 octobre 2026 au Dôme du Sofitel, à Cotonou. À la tête de la cérémonie, Patrice Talon, président de la chambre haute et ancien chef de l’État, a rappelé les missions de cette institution, notamment en matière d’apaisement politique, de protection des libertés fondamentales et de préservation de la cohésion sociale. Les travaux sont prévus pour durer 21 jours.
Le Sénat, un acteur de l’équilibre institutionnel
Dans son discours d’ouverture, Patrice Talon a présenté le Sénat comme un instrument de consolidation de la démocratie et de la stabilité politique. Il a insisté sur le rôle de la chambre haute dans la prévention des tensions et la recherche de solutions aux différends institutionnels.
Il a également rappelé que les révisions constitutionnelles, les lois à caractère politique ainsi que les textes relatifs à l’organisation des partis politiques et des élections doivent être soumis à la non-objection du Sénat avant leur promulgation. L’institution peut aussi être sollicitée pour arbitrer un désaccord persistant entre le président de la République et l’Assemblée nationale sur le contenu d’une loi.
Une institution de 25 sénateurs
Cette première session ordinaire intervient après la mise en place du bureau du Sénat en août 2026. Élu le 6 août avec 24 voix et une abstention, Patrice Talon assure la présidence de l’institution pour la période 2026-2031. Louis Vlavonou et Alassane Seidou siègent également au sein du bureau.
Créée à la suite de la révision constitutionnelle de novembre 2025, la chambre haute compte 25 sénateurs et tient quatre sessions ordinaires par an. La session ouverte à Cotonou doit permettre aux membres d’examiner les dossiers transmis à l’institution.



