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Indice Ibrahim 2026 : le Bénin classé 12e en Afrique

Le Bénin se positionne au 12e rang sur 54 pays africains dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, avec un score de 60,1 points sur 100. Publié par la Fondation Mo Ibrahim, le classement évalue les performances des États sur la période 2016-2025. Il révèle une progression globale du pays, mais aussi […]

Le Bénin se positionne au 12e rang sur 54 pays africains dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, avec un score de 60,1 points sur 100. Publié par la Fondation Mo Ibrahim, le classement évalue les performances des États sur la période 2016-2025. Il révèle une progression globale du pays, mais aussi des reculs dans plusieurs indicateurs liés à la vie démocratique.

Des avancées marquées dans les opportunités économiques

Avec 60,1 points, le Bénin se situe au-dessus des moyennes africaine, établie à 50,1 points, et ouest-africaine, qui s’élève à 52,9 points. Son score global a progressé de 2,6 points depuis 2016.

Les améliorations les plus importantes concernent les fondements des opportunités économiques, en hausse de 12,3 points, ainsi que l’environnement des affaires et du travail, qui gagne 12,8 points. Selon les données de l’indice, le Bénin enregistre les plus fortes progressions du continent dans ces deux domaines. Les infrastructures et l’administration publique affichent également des hausses respectives de 16,7 et 14,6 points.

La participation démocratique en baisse sur la période

Ces avancées contrastent avec le recul de plusieurs indicateurs politiques. La sous-catégorie consacrée à la participation démocratique perd 18,6 points depuis 2016. La baisse atteint 36,3 points pour l’indicateur relatif aux élections démocratiques. Les dispositifs anticorruption enregistrent également un recul de 27,7 points, même si l’indice relève une amélioration des niveaux de corruption mesurés.

Dans l’évaluation de la Fondation Mo Ibrahim, la participation démocratique ne se limite pas à l’exercice du droit de vote. Elle englobe notamment les libertés d’association et de réunion, le pluralisme politique, la place accordée à la société civile, la gouvernance participative et délibérative ainsi que la perception des citoyens. Ces éléments s’inscrivent dans une analyse plus large de la gouvernance, structurée autour de quatre grands domaines, dont la sécurité, l’État de droit et le développement humain.