Bénin : vers la création d’un Ordre national des Bokônon pour encadrer la pratique du Fâ
Le Bénin pourrait bientôt se doter d’un Ordre national des Bokônon pour mieux encadrer la pratique du Fâ et renforcer la reconnaissance de ses praticiens. L’annonce a été faite le 19 août 2026 à Zogbodomey par Mahugnon Kakpo, président du Comité des Rites Vodun. Un projet pour mieux encadrer les praticiens du Fâ Le projet […]

Le Bénin pourrait bientôt se doter d’un Ordre national des Bokônon pour mieux encadrer la pratique du Fâ et renforcer la reconnaissance de ses praticiens. L’annonce a été faite le 19 août 2026 à Zogbodomey par Mahugnon Kakpo, président du Comité des Rites Vodun.
Un projet pour mieux encadrer les praticiens du Fâ
Le projet vise notamment à distinguer les Bokônon ayant reçu une formation et répondant aux critères de reconnaissance des personnes qui se présenteraient comme praticiens sans qualification établie.
Selon les initiateurs, la création d’un ordre professionnel permettrait de disposer d’un cadre de référence pour identifier, organiser et reconnaître les praticiens répondant aux conditions requises. L’objectif affiché est de promouvoir une pratique du Fâ portée par des Bokônon « formés, compétents et honnêtes ».
Le futur dispositif pourrait s’inspirer du fonctionnement de certains ordres professionnels déjà établis au Bénin. Il devra toutefois préciser les critères de formation, de reconnaissance et d’exercice applicables aux praticiens.
Le Haut conseil des prêtres du Fâ appelé à renforcer l’organisation
Avant la création éventuelle de l’Ordre national des Bokônon, le Haut conseil des prêtres du Fâ devrait être progressivement déployé dans les départements, communes et arrondissements. Cette organisation territoriale doit rapprocher les structures d’encadrement des praticiens et des communautés.
L’initiative intervient alors que la pratique du Fâ bénéficie d’une visibilité accrue dans le cadre de la valorisation du patrimoine Vodun au Bénin. Cette évolution s’accompagne toutefois de préoccupations concernant des personnes qui se présentent sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, comme praticiens sans que leurs compétences puissent être facilement vérifiées.
Pour les responsables du projet, la mise en place d’un cadre institutionnel pourrait ainsi contribuer à mieux identifier les praticiens, à structurer la profession et à préserver les exigences liées à la transmission des savoirs du Fâ.



