Niger : un officier accuse le Bénin d’avoir préparé une cellule de crise pendant la mutinerie de Niamey
Les relations entre le Niger et le Bénin pourraient de nouveau être mises à l’épreuve. Le capitaine nigérien Roger Gabriel, commandant de compagnie au 1er Bataillon parachutiste, a affirmé mardi 1er septembre 2026, à la télévision nationale nigérienne, que les autorités béninoises auraient préparé une cellule de crise pendant la mutinerie survenue à Niamey dans […]

Les relations entre le Niger et le Bénin pourraient de nouveau être mises à l’épreuve. Le capitaine nigérien Roger Gabriel, commandant de compagnie au 1er Bataillon parachutiste, a affirmé mardi 1er septembre 2026, à la télévision nationale nigérienne, que les autorités béninoises auraient préparé une cellule de crise pendant la mutinerie survenue à Niamey dans la nuit du 28 au 29 août.
Selon l’officier, cette cellule aurait été activée en prévision d’une éventuelle intervention extérieure au Niger. Ces accusations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.
Des accusations visant plusieurs pays
Dans son récit, Roger Gabriel affirme avoir reçu des informations selon lesquelles des proches de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum auraient sollicité une intervention extérieure en faveur de militaires retranchés à la base aérienne 101 de Niamey.
Toujours selon son témoignage, le président béninois Romuald Wadagni, alors en déplacement en Côte d’Ivoire, serait rentré à Cotonou afin de mettre en place une cellule de crise.
L’officier évoque également un possible soutien de forces spéciales ivoiriennes ainsi qu’une éventuelle implication de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Il fait aussi état de contacts avec un officier tchadien qui lui aurait indiqué que l’opération présumée aurait été coordonnée depuis le Tchad, avec l’appui de forces spéciales françaises.
Roger Gabriel affirme, par ailleurs, avoir été chez lui au moment des événements et avoir refusé toute demande de renfort après avoir pris connaissance de la situation sur le terrain. Il dit avoir ensuite transmis certaines informations à sa hiérarchie.
Aucune confirmation officielle pour l’instant
Les déclarations du capitaine nigérien n’ont pas, à ce stade, été corroborées par les autorités du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ou de la France.
Depuis le coup d’État de juillet 2023 au Niger, les autorités de Niamey ont régulièrement accusé le Bénin de soutenir ou de faciliter d’éventuelles opérations étrangères contre le Niger. Ces accusations ont notamment porté sur la présence supposée de forces ou de bases étrangères sur le territoire béninois.
Dans ce nouveau contexte, une réaction officielle de Cotonou est attendue pour clarifier sa position.
Des relations encore fragiles entre Niamey et Cotonou
Cette nouvelle sortie intervient alors que le Niger et le Bénin avaient engagé des démarches visant à améliorer leurs relations bilatérales après plusieurs mois de tensions, notamment autour de leur frontière commune.
Les circonstances exactes de la mutinerie des 28 et 29 août restent par ailleurs à établir. Une enquête des autorités nigériennes doit notamment permettre de déterminer les faits et les éventuelles responsabilités.
En l’absence de confirmations indépendantes, les accusations formulées par Roger Gabriel doivent donc être considérées comme des déclarations de l’officier et non comme des faits établis.



