Bénin : le secteur bancaire renforce ses actifs et dépasse la moyenne de l’UMOA
Le secteur bancaire béninois affiche une nouvelle progression en 2025. Selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), publié le 21 août 2026, le total bilan des banques du pays s’est établi à 7 607,6 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, en hausse de 9 % sur un an. […]

Le secteur bancaire béninois affiche une nouvelle progression en 2025. Selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), publié le 21 août 2026, le total bilan des banques du pays s’est établi à 7 607,6 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, en hausse de 9 % sur un an.
Le Bénin maintient sa 5ᵉ place dans l’UMOA
Avec ce niveau d’actifs, le Bénin représente 9,2 % du total des actifs bancaires de l’UMOA et conserve sa cinquième position régionale. Le pays reste toutefois devancé par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali.
À l’échelle de l’Union, le total bilan des établissements de crédit atteint 82 298,8 milliards de FCFA, soit une progression annuelle de 14,1 %.
L’octroi de crédits constitue l’un des principaux indicateurs de la performance du secteur béninois. Les crédits accordés à la clientèle ont progressé de 8,3 % en 2025, contre une hausse moyenne de 5,5 % dans l’ensemble de l’UMOA.
Des banques béninoises plus solides
La performance du secteur se reflète également dans les résultats financiers. Les banques béninoises ont enregistré un résultat net de 95,1 milliards de FCFA en 2025. À l’échelle de l’UMOA, les établissements bancaires ont cumulé 1 252,1 milliards de FCFA de bénéfices nets, en progression de 25,5 %.
Le ratio moyen de solvabilité des banques béninoises s’est, quant à lui, établi à 17,4 %, contre 15,6 % pour l’ensemble de l’UMOA. Cet indicateur traduit une situation financière relativement solide du secteur.
Le système bancaire béninois compte actuellement 14 banques et un établissement financier à caractère bancaire. Malgré ces performances, le principal défi reste la transformation de ces ressources en financements davantage accessibles aux entreprises, notamment aux PME et aux porteurs de projets.



