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Bénin–Émirats : 8 000 catégories de produits visées par le CEPA

L’accord de partenariat économique global (CEPA) entre le Bénin et les Émirats arabes unis prévoit un accès sans droits de douane au marché émirati pour près de 8 000 catégories de produits béninois. Les modalités de cet accord ont été présentées le mardi 27 octobre 2026 par Ludmilla Azo, directrice générale du commerce extérieur et […]

L’accord de partenariat économique global (CEPA) entre le Bénin et les Émirats arabes unis prévoit un accès sans droits de douane au marché émirati pour près de 8 000 catégories de produits béninois. Les modalités de cet accord ont été présentées le mardi 27 octobre 2026 par Ludmilla Azo, directrice générale du commerce extérieur et de l’intégration économique, sur la télévision nationale SRTB. Toutefois, les avantages douaniers ne sont pas encore applicables.

L’ananas, le cajou et le coton parmi les filières concernées

Le dispositif prévoit des avantages pour plusieurs filières d’exportation béninoises, notamment l’anacarde, le coton, les produits textiles, l’ananas, l’huile de palme et le soja. Selon les explications de Ludmilla Azo, certaines marchandises bénéficieront d’une exonération douanière dès l’entrée en vigueur de l’accord, tandis que d’autres seront soumises à une réduction progressive des droits de douane.

Signé le 25 octobre 2026 à Abou Dhabi, en présence du président béninois Romuald Wadagni et du président des Émirats arabes unis, Mohamed bin Zayed Al Nahyan, le CEPA vise à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.

Pour bénéficier de cet accès préférentiel, les exportateurs devront toutefois respecter les normes applicables, les règles d’étiquetage et les exigences de régularité des approvisionnements. Un accompagnement est annoncé pour faciliter les certifications et mettre les entreprises en relation avec des distributeurs et des acheteurs.

Une ratification nécessaire avant l’entrée en vigueur

L’application des avantages prévus par le CEPA reste conditionnée à l’accomplissement des procédures officielles. D’après Ludmilla Azo, le texte doit d’abord être soumis à l’Assemblée nationale pour ratification. Les deux États devront ensuite se notifier l’achèvement de leurs formalités respectives. L’accord entrera en vigueur 60 jours après ces notifications.

Le Bénin a également prévu des mesures de protection pour certaines activités jugées sensibles. Des catégories de produits liées notamment à la volaille, au riz et au textile sont exclues des engagements de libéralisation. Pour d’autres importations, les réductions tarifaires pourront s’étaler sur une période allant jusqu’à douze ans.

Une clause de sauvegarde permettra par ailleurs de rétablir des droits de douane dans les conditions prévues par l’accord. Ces dispositions visent à encadrer l’ouverture commerciale tout en tenant compte des enjeux de protection du tissu productif national.