CPI : Reine Alapini-Gansou évoque les sanctions américaines et russes
La juge béninoise Reine Alapini-Gansou, deuxième vice-présidente de la Cour pénale internationale (CPI), a témoigné mercredi 23 septembre 2026 à Paris sur les conséquences des mesures prises à son encontre par les États-Unis et la Russie. Devant l’Assemblée nationale française, elle a notamment décrit les difficultés financières et les restrictions de déplacement auxquelles elle dit […]

La juge béninoise Reine Alapini-Gansou, deuxième vice-présidente de la Cour pénale internationale (CPI), a témoigné mercredi 23 septembre 2026 à Paris sur les conséquences des mesures prises à son encontre par les États-Unis et la Russie. Devant l’Assemblée nationale française, elle a notamment décrit les difficultés financières et les restrictions de déplacement auxquelles elle dit être confrontée.
Des sanctions américaines aux conséquences personnelles
Reine Alapini-Gansou figure depuis le 5 juin 2025 sur la liste des personnes sanctionnées par les États-Unis, avec trois autres juges de la CPI. Le département du Trésor américain confirme son inscription sur sa liste de sanctions, dans le cadre des mesures prises contre des responsables de la juridiction internationale.
Washington reproche aux quatre magistrats leur implication dans des procédures de la CPI visant notamment des ressortissants américains ou israéliens. Les autorités américaines ont notamment évoqué les procédures engagées contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant.
Lors de son intervention à Paris, la magistrate béninoise a expliqué que ces mesures avaient des répercussions sur son quotidien. Elle a notamment évoqué des difficultés liées à l’utilisation de ses cartes bancaires ainsi que des contraintes dans ses déplacements internationaux.
Une condamnation prononcée en Russie
La juge béninoise fait également l’objet d’une procédure en Russie. Selon les informations rapportées dans le cadre de son témoignage, elle a été condamnée par contumace par un tribunal de Moscou en décembre 2025, avec d’autres responsables de la CPI, dans le contexte des poursuites engagées par la Cour contre le président russe Vladimir Poutine.
Malgré ces mesures, Reine Alapini-Gansou affirme vouloir poursuivre son mandat au sein de la CPI. Elle a appelé les États parties au Statut de Rome à soutenir l’indépendance de la juridiction internationale et à permettre à ses magistrats d’exercer leurs fonctions sans subir de pressions liées aux décisions judiciaires.


