Actu Cotonou
Justice

CRIET : six mois de prison pour un ancien commandant français

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, lundi 24 août 2026, sa décision dans une affaire de fabrication présumée de faux documents administratifs béninois. Un ancien commandant d’une unité des forces spéciales de l’armée française a été condamné à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 […]

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, lundi 24 août 2026, sa décision dans une affaire de fabrication présumée de faux documents administratifs béninois. Un ancien commandant d’une unité des forces spéciales de l’armée française a été condamné à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 francs CFA.

L’ancien officier reconnu coupable

Le dossier porte sur un réseau soupçonné d’avoir produit de faux permis de conduire et passeports béninois destinés notamment à des ressortissants européens.

Présenté par l’accusation comme l’un des principaux acteurs du dispositif, l’ancien officier français, installé au Bénin depuis plus de trois ans, a été reconnu coupable par la juridiction spéciale au terme de son délibéré.

Au cours de l’enquête, des éléments numériques ainsi que des fichiers vidéo ont notamment été saisis à son domicile. Ces éléments avaient été versés au dossier au cours de l’instruction et des débats.

Le ministère public avait requis, le 15 juin dernier, une peine de deux ans d’emprisonnement dont quatre mois ferme, assortie d’une amende de 2 millions de francs CFA.

La CRIET a finalement retenu la culpabilité du prévenu, mais a prononcé une peine moins lourde que celle demandée par le parquet.

Deux autres prévenus relaxés

Les deux autres personnes poursuivies dans cette affaire ont, pour leur part, été relaxées par la juridiction.

La décision rendue le 24 août n’est toutefois pas nécessairement définitive. Les différentes parties disposent d’un délai de quinze jours pour faire appel du jugement.

L’affaire pourrait donc connaître une nouvelle étape devant la juridiction compétente en cas de recours dans le délai prévu.