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Justice

Bénin : le présumé « faiseur de ministres » placé en détention à la CRIET

L’affaire de l’arnaque présumée autour d’une promesse de nomination ministérielle prend une nouvelle tournure devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Interpellés le 1er septembre 2026, les deux mis en cause ont été placés en détention provisoire après leur présentation au procureur spécial. Leur procès est désormais fixé au 29 […]

L’affaire de l’arnaque présumée autour d’une promesse de nomination ministérielle prend une nouvelle tournure devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Interpellés le 1er septembre 2026, les deux mis en cause ont été placés en détention provisoire après leur présentation au procureur spécial. Leur procès est désormais fixé au 29 octobre 2026.

Plus de 45 millions de FCFA au cœur de la plainte

Les deux prévenus sont notamment poursuivis dans le cadre d’une plainte déposée par un tradipraticien, qui affirme avoir versé plus de 45 millions de francs CFA depuis 2023.

Selon les éléments rapportés dans le dossier, le principal mis en cause, présenté comme le président de la Fondation œcuménique pour la paix en Afrique (FOPA), aurait prétendu être un conseiller à la présidence de la République. Il aurait également affirmé disposer d’une influence suffisante pour intervenir dans la composition du gouvernement.

Le mis en cause aurait ainsi fait croire à la victime qu’il pouvait favoriser sa nomination à un poste ministériel. Il aurait notamment affirmé avoir contribué à la nomination de quatre ministres du gouvernement sortant et aurait assuré au tradipraticien qu’il ferait partie de la nouvelle équipe gouvernementale.

L’annonce du nouveau gouvernement, le 24 mai 2026, aurait finalement mis fin aux espoirs de la victime. Son nom ne figurait pas dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Une affaire renvoyée au 29 octobre

D’après la plainte, les demandes d’argent auraient été répétées au fil des années. Dans l’espoir d’obtenir le poste promis, le tradipraticien affirme avoir vendu sa maison, contracté des dettes et utilisé des fonds provenant de tontines.

Après leur interpellation, les deux suspects ont été présentés au procureur spécial de la CRIET. Le magistrat les a auditionnés ainsi que la victime avant d’ordonner leur placement sous mandat de dépôt dans la nuit du 7 septembre.

Le dossier sera examiné à nouveau le 29 octobre 2026, date retenue pour leur procès. Jusqu’à cette échéance, les accusations portées contre les deux mis en cause restent soumises à l’appréciation de la justice.