CRIET : 45 millions FCFA au cœur d’une affaire de fausse nomination ministérielle
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert, le jeudi 29 octobre 2026, le procès de deux hommes poursuivis pour escroquerie présumée. Ils sont accusés d’avoir soutiré environ 45 millions de FCFA à un tradipraticien en lui faisant miroiter une nomination au poste de ministre de la Culture. À l’issue […]

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert, le jeudi 29 octobre 2026, le procès de deux hommes poursuivis pour escroquerie présumée. Ils sont accusés d’avoir soutiré environ 45 millions de FCFA à un tradipraticien en lui faisant miroiter une nomination au poste de ministre de la Culture. À l’issue de cette première audience, le dossier a été renvoyé au 3 décembre 2026.
Deux prévenus contestent les accusations
Arrêtés au début du mois de septembre 2026 à la suite d’une plainte du tradipraticien, les deux hommes ont été placés en détention provisoire avant leur comparution devant la chambre correctionnelle de la CRIET. L’un est présenté comme un agent de l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP), tandis que l’autre est décrit comme un administrateur culturel.
À l’ouverture des débats, les deux prévenus ont été appelés à la barre, de même que le plaignant. Poursuivis pour escroquerie, ils ont tous deux plaidé non coupable et rejeté les faits qui leur sont reprochés.
Invité à exposer les motifs de sa plainte, le tradipraticien a expliqué avoir entrepris plusieurs démarches dans l’espoir d’obtenir une place au sein du gouvernement. Il affirme avoir d’abord tenté de se rapprocher de l’ancien président Patrice Talon, sans succès, avant d’entrer en contact avec un homme surnommé « Caïman », qu’il présentait comme un proche de l’ex-chef de l’État.
Une promesse de poste ministériel contre 45 millions FCFA
Selon le récit du plaignant devant la cour, l’un des prévenus lui aurait ensuite fait croire qu’il entretenait des relations avec les enfants de Patrice Talon. Il affirme lui avoir confié des cadeaux destinés au fils de l’ancien président.
Le second prévenu serait intervenu par la suite, après avoir été présenté par le premier comme un conseiller de Patrice Talon. Lors d’une rencontre, cet homme lui aurait assuré que son profil correspondait au poste de ministre de la Culture et qu’il pouvait faciliter sa nomination.
Le plaignant soutient que son interlocuteur lui aurait demandé de mobiliser de l’argent pour convaincre d’autres conseillers. Il estime à environ 45 millions de FCFA les sommes versées dans cette perspective et réclame le remboursement de ce montant aux deux prévenus.
Après l’audition de la partie civile, le président de la chambre correctionnelle a renvoyé l’affaire au 3 décembre 2026. Cette prochaine audience devrait permettre aux deux hommes de présenter leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés. Ils bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.



