CRIET : 5 ans de prison requis contre cinq prévenus dans une affaire de faux médicaments
Cinq personnes, dont trois militaires, comparaissent devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire présumée de complicité d’exercice illégal de la pharmacie et d’abus de fonction. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme contre chacun des prévenus. Des militaires accusés de fausses saisies Selon les […]

Cinq personnes, dont trois militaires, comparaissent devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire présumée de complicité d’exercice illégal de la pharmacie et d’abus de fonction. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme contre chacun des prévenus.
Des militaires accusés de fausses saisies
Selon les éléments présentés au cours de l’audience, les trois militaires auraient utilisé leurs uniformes et leur fonction pour procéder à de prétendues saisies de produits pharmaceutiques et de psychotropes.
Le parquet spécial leur reproche d’avoir ensuite restitué les cargaisons aux conducteurs concernés en échange d’argent. Les sommes évoquées à la barre seraient comprises entre 200 000 et 300 000 francs CFA, selon les cas.
Les cinq prévenus ont toutefois contesté les faits qui leur sont reprochés devant les juges de la CRIET.
Le parquet requiert 5 ans de prison ferme
À l’issue des débats, le ministère public a demandé que chacun des cinq prévenus soit condamné à 60 mois de prison ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende de 2 millions de francs CFA.
Le parquet a également sollicité la confiscation et la destruction des produits saisis dans le cadre de cette procédure.
La défense, de son côté, a plaidé la relaxe pure et simple des militaires ou, à défaut, leur acquittement au bénéfice du doute. L’avocat a notamment contesté la portée probatoire de certains éléments du dossier, estimant qu’un groupe de discussion partagé entre les mis en cause ne pouvait, à lui seul, établir l’existence d’une infraction. La défense a également soulevé des réserves concernant le traitement des procès-verbaux.
L’affaire n’est pas encore définitivement jugée. Le dossier a été renvoyé au 8 octobre 2026, date à laquelle de nouvelles pièces doivent être produites devant la juridiction.



